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 Le Loup, ancêtre du chien

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MessageSujet: Le Loup, ancêtre du chien   Le Loup, ancêtre du chien EmptyLun 20 Mar - 23:39

Le Loup, ancêtre du chien Faune178dn

De tous les animaux qui nous entourent, le chien est sans conteste celui qui a su évoluer le mieux auprès de nous depuis la nuit des temps. L'homme et son chien sont des associés de très longue date !

La connaissance de l'ancêtre sauvage du chien n'a pas qu'un intérêt purement théorique. Elle permet surtout de mieux comprendre nos compagnons, soit en replaçant certains de leurs comportements dans leur contexte d'origine, soit en les comparant à ceux de leur ancêtre. Une des difficultés majeures dans la compréhension du comportement du chien provient en effet du mode de vie de celui-ci. Nos "toutous" sont tellement intégrés à nos foyers qu'on a tendance à les considérer comme des êtres humains, un peu différents cependant puisqu'ils marchent à quatre pattes et ne parlent pas. Hormis quelques différences physiques et comportementales évidentes (le flairage de substances malodorantes ou franchement dégoûtantes, par exemple), nous interprétons leurs faits et gestes comme s'ils pensaient et communiquaient de la même manière que nous. Or, replacés dans leurs contextes originels, la plupart des comportements de nos amis canins prennent un sens bien différent. La détermination de l'origine du chien nous permet ainsi d'étudier le mode de vie de l'ancêtre de nos compagnons et d'observer comment celui-ci communique avec ses congénères, établit des règles de cohabitation et organise son mode de vie à l'état sauvage.

Les premiers fossiles découverts tendent à montrer que la domestication du chien correspond au moment où l'homme primitif du pléistocène est passé d'un mode de vie nomade à un mode de vie sédentaire(Clutton-Brock J., 1995). A cette époque, notre ancêtre avait déjà le sens de la communauté, de la division du travail et du partage de la nourriture et des responsabilités. Cette capacité serait la clé de l'origine de la domestication. Il est en effet probable que les communautés humaines auraient porté secours à n'importe quel animal se trouvant à proximité. Ainsi, toutes sortes d'animaux et plusieurs espèces de canidés auront pu être apprivoisées. En Amérique du Nord, les canidés auraient été des loups ou des coyotes ; en Amérique du Sud, des renards ; en Europe, des loups ; en Asie, des loups, des chacals et en Afrique des chacals.

Par ailleurs, l'homme, devenu sédentaire, devait naturellement se débarrasser des restes de la chasse dont il n'avait pas l'utilité. On peut aisément imaginer que pour les canidés, ces "poubelles" étaient de véritables mines d'or sur lesquelles il fallait veiller. En se tenant à proximité de cette réserve de nourriture, ils demeuraient également proches des campements humains. Pour conserver cette "mine d'or", il fallait rester sur place et surtout y rester le plus longtemps possible, c'est-à-dire diminuer la distance de fuite face à l'homme, au risque de se faire prendre la place(Landry J.M.). Les rencontres entre les deux espèces devenaient désormais inévitables. Pour les hommes préhistoriques, cette situation présentait également des avantages non négligeables. Leur ouïe et leur olfaction étant extrêmement développées, les canidés étaient capables de repérer les prédateurs avant leurs voisins bipèdes. En avertissant leurs congénères du danger, ils prévenaient du même coup les hommes. Leur collaboration était née.

Plus récemment, Vilà et ses collègues(1997) remettent en question "le moment de la rencontre"entre les hommes et les canidés sauvages. Leur étude a en effet pu démontrer que les loups et les chiens ont commencé à se différencier, d'un point de vue génétique, il y a plus de 100.000 ans ! Ces auteurs postulent par ailleurs que l'évolution très rapide des chiens s'explique par les pressions sélectives liées au processus de domestication. A partir du moment où leurs ancêtres sauvages ont partagé la vie des hommes, ils ont subi des modifications dues aux croisements, autant sur le plan morphologique et physiologique que sur le plan comportemental. Ces nouvelles conditions de vie ont d'autre part provoqué chez les chiens une plus grande capacité de reproduction puisqu'ils sont sexuellement matures plus rapidement, ont deux périodes d'oestrus annuelles et des portées plus nombreuses que leurs cousins sauvages.

Jusqu'à ces dernières années, il était admis que les premiers canidés domestiqués appartenaient à des espèces différentes. Pour Lorenz(1983) et Trumler(1974) par exemple, les chiens européens, allant du dogue allemand au cocker, auraient surtout du sang chacal, avec peu ou pas de sang de loup. Les races descendant plus particulièrement du loup auraient été, d'après ces auteurs, les races nordiques telles que les huskies, les malamutes et les groenlandais. Les chiens tels que les chow-chow, les samoyèdes ou les laïkas russes auraient une bonne dose de sang de loup mais moins que les précédents.

Aujourd'hui, grâce à une plus grande connaissance dans le domaine de la génétique et du comportement, de nombreux chercheurs s'opposent à cette théorie. En se basant d'une part sur les caractéristiques morphologiques et comportementales des espèces et d'autre part sur le processus même de la domestication, on considère désormais que toutes les races de chiens actuelles ne descendent pas de deux ou de trois, mais d'une seule espèce sauvage.

Les analyses biomorphologiques :

Lorsqu'on compare les 38 espèces de canidés entre elles sur le plan morphologique, il apparaît clairement que ce sont les loups, les chacals et les coyotes qui sont les plus proches parents du chien. Des comparaisons ont été effectuées sur un grand nombre de caractéristiques comme le volume du cerveau, la forme du crâne ou encore la dentition, pour définir quel est le pourcentage de similitude entre le chien et ces autres espèces(Clutton-BrockJ. & al.,1976).

Les analyses des séquences mito-chondriales d'ADN montrent que lorsqu'on compare le chien avec chacun de ces trois ancêtres possibles, c'est du loup qu'il est le plus proche(Coppinger R. & al.1995). Ainsi, ces analyses extrêmement détaillées vont toutes dans le même sens : le chien est plus proche du loup que des chacals ou des coyotes (Clutton-Brock J. & al., 1976). Il en ressort que si les traits de certains de nos compagnons, comme les bergers allemands ou les huskies, nous évoquent plus que d'autres leur passé lupin, aucune race de chien n'est plus proche qu'une autre du loup (Coppinger R. & al.1995). Aussi incroyable que cela puisse nous paraître, le petit chihuahua est d'un point de vue génétique un cousin direct du loup et n'a rien à envier au berger allemand.

L'analyse du comportement :


Des études similaires ont été réalisées sur le comportement. A nouveau, le chien et le loup sont les plus proches puisque un grand nombre de leurs comportements sont identiques ou très semblables. Cette similitude n'est pas aussi grande lorsqu'on compare les comportements du chien avec ceux du chacal ou du coyote(Fox M.W., 1978). Une étude comparative portant sur 262 comportements a par ailleurs révélé que plus de 2/3 des comportements observés sont identiques ou très semblables chez le loup et le caniche(Zimen E., 1989). Cette ressemblance est telle que lorsqu'ils se rencontrent, loups et chiens se traitent comme des conspécifiques. Il semble que les comportements soient très peu influencés par la domestication(Fox M.W., 1978).




La domestication :

Toutes les espèces ne sont pas domesticables. Pour pouvoir être domestiquées, elles doivent posséder, à l'état sauvage, un certain nombre de caractéristiques qui facilitent la transition entre un mode de vie sauvage et un mode de vie domestique :

- si une espèce vit en groupe organisé socialement et structuré de façon hiérarchique,

- l'espèce sauvage doit pouvoir se reproduire alors que d'autres animaux de son espèce sont à proximité.

- l'établissement de l'appartenance à l'espèce par l'imprégnation présente également un avantage dans le processus de domestication.

- les exigences en matière d'alimentation ont aussi leur importance puisqu'un animal omnivore sera par exemple plus facile à nourrir qu'un animal qui se nourrit exclusivement de feuille d'eucalyptus.

Ainsi, les résultats combinés des différentes études vont tous dans le même sens : le loup est, parmi toutes les espèces de canidés, le plus proche parent du chien tant sur le plan morphologique que comportemental et apparaît de surcroît comme étant le meilleur candidat pour la domestication. Il est ainsi, sans conteste, l'ancêtre le plus probable du chien domestique. La société Américaine de Mammalogie a d'ailleurs recommandé de classer le chien comme une nouvelle sous-espèce du loup, canis lupus familiaris(Landry J.M., 1999).

Source : http://perso.wanadoo.fr/le.chien.un.loup.civilise
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